SélraRetenir une table du soir
À propos

D'un atelier de reliure à une maison du soir

Dix-huit mois de chantier, quatre personnes et une règle : ne rien démolir de ce que l'atelier avait laissé.

Le chantier

Ce que nous avons trouvé derrière les rayonnages

Sous les rayonnages à papier dormaient un sol de tomettes rouges et une porte à cadre chevillé que personne n'avait ouverte depuis les années quatre-vingt.

La salle de couture, aveugle sur la rue, était toute désignée pour les tapis : aucun passage, aucun reflet, une acoustique mate qui doit tout aux vieux plafonds bas.

Le reste a suivi : une cuisine de quatre mètres, un comptoir posé sur le massicot et trente-deux couverts, que nous n'augmenterons pas.

La devanture et l'enseigne rue des Chevaliers

Quatre personnes

L'équipe entière, cuisine et salle confondues.

Trente-deux couverts

Sur deux services, jamais davantage.

Cinq tapis

Au fond, avec leur propre rythme.

Nos partis pris

Ce que nous ne négocions pas

  1. On joue pour le plaisir de jouer : rien qui se mise, rien qui s'empoche, aucune dette à solder au petit matin.
  2. La cuisine suit l'arrivage : si le produit manque, la ligne quitte l'ardoise sans remplaçant.
  3. Les outils de reliure restent des outils : nous les entretenons, nous ne les repeignons pas.
  4. À qui a bu et doit conduire, le taxi est proposé avant même qu'on y pense.
Le quartier

Deux mots sur la rue

Où sommes-nous exactement ?

Au 11, du côté ombragé de la rue des Chevaliers, à quelques pas de la Bibliothèque Humaniste.

La devanture est-elle celle de l'atelier ?

Oui, repeinte dans son vert d'origine. L'enseigne de reliure est restée au-dessus de la porte.